Mon journal

22. mai, 2017

         

      le nivellement de l’Art par le bas

      encouragé par un pathos élitiste.

 

 

  En espérant qu’il nous épargnera  son  pathos philosophique et métaphysique sur fond musical, examinons les arguments du professeur de peinture Eric Vivier censé contrer les miens dans ma critique de  l’ « Abstrait », du Cubisme et de Picasso.

  Eric Vivier, adulateur de l'Abstrait, du Cubisme et de Picasso mais  critique comme moi à l'égard de l'"Art Contemporain" représenté par des notoriétés comme Jeff Koons, Buren et compagnie,  m'objecte :

   « Tous tes arguments contre la peinture non-figurative datent d'il y a 100 ans , c'étaient les mêmes contre les Impressionnistes , Fauves , Cubistes , etc » et puis « récuser l'Art ''Abstrait'' , le Cubisme , Picasso , etc. (lesquels relèvent que tu le veuilles ou non de l'Histoire de l'Art) n'est certainement pas la bonne méthode pour démonter l'AC. »

  Il est frappant de constater que ces contre-arguments que m'assène Eric Vivier sont précisément aussi les mêmes qu’utilisent les partisans de l’AC contre leurs détracteurs. Mais, surtout, ce ne sont que de pauvres sophismes  qu’il faut traduire ainsi:

  Les Impressionnistes furent incompris par des critiques ignorants DONC ceux qui critiquent les « Abstraits », les Cubistes et Picasso (autrement dit, toute nouvelle forme d’expression — ce qui, n’en déplaise à Éric Vivier, est aussi le cas de l’AC) sont des ignorants ; et ces peintres font partie de l’histoire de l’art DONC leur valeur est définitivement établie. (Il ne manque plus que le troisième volet tout aussi « décisif » : les nazis n’aimaient pas les Abstraits, les Cubistes et Picasso DONC ceux qui n’aiment pas les Abstraits, les Cubistes et Picasso…)

  D’abord, il est absolument faux de dire que les arguments que j’utilise contre la peinture non-figurative sont les mêmes que ceux que des critiques d’art ignorants  appliquaient aux Impressionnistes. Je défends le critère de l’imitation de la nature et, même si un peintre comme Gauguin a tenu des propos ambigüs à cet égard, les Impressionnistes dans leur ensemble défendaient très clairement ce même critère ; les Abstraits et les Cubistes, au contraire, n’ont cessé de le saper  (voir les déclamations d’un Apollinaire, le chantre du Cubisme, contre l’imitation de la nature), sans pour autant en proposer un autre qui soit intelligible.

  D’autre part, la situation des Impressionnistes était exactement l’inverse de celle des Cubistes, et de Picasso en particulier. Les Impressionnistes n’ont connu presque que des affronts la plus grande partie de leur vie de la part du monde « officiel » de l’art, tandis que Picasso, au contraire, a connu très tôt tous les honneurs de la part de ce même monde « officiel ».  En face des Impressionnistes bafoués, il y avait les peintres dits "académiques" (ceux qu’on appela ensuite par dérision  « pompiers ») reconnus par le monde "officiel' de l'art et dont la position dans ce monde ressemblait fort à celle qu'occuperent les Cubistes un peu plus tard. L’histoire de l’art a corrigé le jugement sur les Impressionnistes et les « Pompiers » en renversant le rapport de valeur entre eux. Qu' en sera-t-il demain pour les Abstraits et les Cubistes ?

 Le fait que l’« Abstrait », le Cubisme et Picasso relèvent de l’histoire de l’art ne signifie pas pour autant qu’ils ne sont pas critiquables et que leur valeur est définitivement établie. Meissonier, il n’y a guère plus de cent ans, passait  pour avoir renouvelé la peinture et  pour être le plus grand peintre de son temps, voire un des plus grands de tous les temps. Sa notoriété était égale à celle de Picasso aujourd'hui et la moindre de ses toiles se vendait une fortune. Cette aberration historique a bien eu lieu et a été marquée de façon spectaculaire par l’élévation de ce peintre à l’ordre de grand officier de la Légion d’honneur (fait unique pour un artiste) et par deux statues qui lui furent dressées de son vivant, dont une dans les jardins du Louvre (c’est le cas de dire que ce fut une erreur « monumentale », qui ne fut rectifiée que dans les années 1960 où l’on fit disparaître cette statue). Depuis, on a descendu Meissonier de son piedestal ; la même sorte de critiques d'art qui ricanait sur les Impressionnistes s'est mise  à ricaner sur lui ; et, finalement, l'histoire de l'art lui donne sa vraie place : celle d’un tout petit peintre qui n’est pas totalement dénué de mérite. Où sera la place de Picasso dans quelques décennies ? Difficile de le prédire  étant donné l’anarchie qui régne aujourd’hui dans le monde de l’art et le rôle que joue une spéculation financière tres bien organisée qui ralentit le vrai jugement de la postérité .

  Ajoutons que l’idée de progrès dans les sciences débordant à tort dans le domaine des arts fait qu’on imagine que l’on doit toujours trouver quelque chose de révolutionnaire dans ce domaine. Enfin, alors que tout le monde convient que l’Histoire en général a été marquée par la décadence et même la disparition de certaines  civilisations, on semble avoir du mal à admettre que certaines formes d’expression artistique puissent, elles aussi, être des marques de décadence dans l’histoire de l’art ou tout simplement d’absence de génies  capables de créer des œuvres transcendantes — ainsi veut-on nous faire croire, par exemple, que les maladresses des artistes romans ne sont pas des maladresses mais au contraire de merveilleux pressentiments d’un art supérieur (ce qui arrange bien tous ceux qui ne sont pas capables de dessiner correctement, sans infliger des déformations grossières à leur modèle) ; idem pour tous ces « arts primitifs » de différents continents, qu’ils soient d’origine religieuse ou profane, qui ne manquent certes ni d’intérêt historique ni de charme, parfois même de beauté,  mais dont il est plus qu’excessif de les considérer toujours comme des arts transcendants.

  Un nivellement des valeurs plongeant dans l’histoire de l’art et encourageant la démagogie, en même temps qu'un pathos élitiste s'efforçant de justifier de faux génies, voilà le paradoxe et le cancer qui ronge le monde de  l’Art depuis une centaine d'années. 

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18. mai, 2017

ou  Du « DONQUICHOTTISME » en art.

 

  Ce que je veux démontrer dans cet article, en m'appuyant sur l' expérience qu'il révèle, c’est qu’on peut faire tout un discours philosophico ou métaphysico-artistique autour d’un balai à chiotte, à partir du moment  où quelqu'un ayant acquis une forte réputation d’artiste (que cette réputation soit méritée ou usurpée) se trouve, en vertu de cette réputation, en mesure de convaincre  que ce balai à chiotte est une œuvre d’art. N’est-ce pas d’ailleurs ce que Marcel Duchamp, avec son génie de mystificateur (et peut-être aussi parce qu’il était désabusé par l’art moderne, voire désabusé par les limites de son propre talent pictural)  a voulu dire avec son « Urinoir » ?

  Quoiqu’il en soit, j’ai voulu mettre en évidence que les interprétations d’Eric Vivier (éminent participant facebook aux controverses sur l'art) interprétations à propos de peintures  abstraites  (ou, pour parler plus correctement,  non-figuratives , puisque tout œuvre d’art même purement figurative fait nécessairement plus ou moins abstraction de quelque chose) ne sont que les émanations d’un cerveau encombré d’une culture livresque et de théories métaphysiques nébuleuses : c’est ce que j’appelle le  donquichottisme , c’est-à-dire l’art de prendre des moulins à vent pour des géants, des filles de joie pour des princesses, une paysanne dévergondée pour la merveilleuse dulcinée du Toboso ou, encore, des vessies pour des lanternes.  

  C’est ce  donquichottisme  que l’on rencontre si fréquemment chez les critiques d’art et les louangeurs de la peinture non-figurative ou de l’A.C., avec leur extraordinaire verbiage fait d’envolées lyriques. C’est ce donquichottisme, allié à l’esprit de lucre et à quelques manœuvres occultes à caractère politique, qui a permis au XX° siècle, non pas d’inventer, certes, mais de porter et de maintenir au niveau d’un art « officiel » cette peinture abstraite  que la grande majorité du public ne validait pas, mais qu’elle a fini par accepter à force de  bourrage de crâne, de lassitude  et de battage médiatique. C’est ce même donquichottisme, ce même esprit de lucre et ces mêmes manœuvres occultes, encore accrus par des décennies d’entraînement et de progrès dans cet exercice, qui fabriquent aujourd’hui quasiment de toutes pièces un Art Contemporain officiel  écartant tout artiste qui n’adopte pas ses codes et ne rentre pas dans la bonne filière du marché de l’art des Pinault, Arnault et compagnie.

  Mais j’ai choisi de dénoncer, par-dessus tout autre vecteur de déstabilisation de l’art, le donquichottisme — parce que je suis convaincu que, sans lui, les forces de la spéculation financière et les soutiens occultes, n’auraient pas suffi à imposer ces formes d’ « art » que le public a plutôt tendance à repousser d’instinct.

  Il faut reconnaître que, parfois, les Don Quichotte de l’art sont impressionnants ; très cultivés à la manière d’Eric Vivier, pétris d’histoire de l’art et de toutes les théories échafaudées a posteriori sur les peintres figuratifs anciens pour les enrôler sans vergogne sous la bannière des peintres abstraits, ils ont réponse à tout ; prestidigitateurs de haut vol, ils vous sortent à tout moment de leur chapeau des références picturales, musicales, philosophiques, en veux-tu-en-voilà , ici un Nietzsche, là un Deleuze (ce bavard impénitent qui radote sur Cézanne devant des élèves médusés), telle ou telle découverte scientifique censée remettre en question la vision des peintres et la conception de leur art, etc. !

  On peut comprendre que devant un tel déferlement de savoir, de noms célèbres supposés faire autorité, de références paraissant indiscutables, on peut comprendre que beaucoup de gens rebelles à l'art abstrait, étourdis, asphyxiés par une logorrhée insaisissable, finissent  par rendre les armes et par rentrer chez eux, penauds, doutant d’eux-mêmes, se demandant s’ils ne sont pas réellement en fin de compte les esprits fermés que ces beaux parleurs laissent entendre qu’ils sont. 

  Eh bien, je veux les rassurer ces braves gens : non, vous n’êtes pas des esprits fermés, et si vous doutez de vous parce que vous êtes  humbles et sincèrement épris de vérité, vous avez aussi le droit de douter de gens qui semblent faire métier de compliquer et de rendre obscure toute chose. Par conséquent, devant les phrases vertigineuses de ces experts en pathos, gardez toujours à l'esprit le conseil de Sacha Guitry : « Souvenez-vous que ce qui donne le vertige c'est aussi le vide ! »

  Ainsi, je vous révèle que le désormais célèbre «Continuum de gris quant à la spécificité de structure de la musique de Ligeti » (titre élaboré avec l'aimable collaboration d'Eric Vivier en personne) est une pure supercherie de ma part et nullement une œuvre de Barnett Newman comme je l'ai fait croire à Eric Vivier ! Il s’agit d’un vulgaire carton de protection au dos d’un de mes propres dessins encadré, sur lequel carton j’ai tracé à l’aide d’une règle et de deux craies de pastel prises au hasard cette ligne verticale bicolore. Ce travail de génie m’a pris moins de deux minutes !

  Oh ! Sans doute, Eric Vivier nous dira qu’il est bien facile de ma part de le tromper sur l’auteur de cette « œuvre » avec un pareil montage et à travers une photo. Mais, outre que je n’aurais pas pu faire ça pour pasticher un bon peintre figuratif, il n’en reste pas moins qu’Eric Vivier, dans son style inimitable de visionnaires’est répandu en propos ridicules sur la dimension mystiques  et dionysiaque d’un vulgaire bout de carton barré de deux traits de pastel dans lesquels, je le jure sur la tête de mon père, je n’ai mis aucune intention métaphysique :

   « Un grand pan de gris a priori uniforme mais en fait pas du tout , vibrant de touches et de densités très légèrement différents , mais surtout scindé (ici) par une ligne (ici) continue sans début ni fin d'un bord-cadre l'autre , doublée d'une autre ligne plus rouge ondulante... étendue incommensurable (induite seulement car le champ du tableau est limité) de l'Être (tiens ça évoque Heiddeger.. mais j'avoue que j'ai pas pratiqué plus que ça), ligne droite régulière d'une occurrence doublée d'une ligne ''rouge'' de vie ; un peu comme un schéma représentant le temps chronologique sur un tableau d'écolier , mais incarné via la peinture... évidemment tout ça va te sembler du charabia mystico-philosophique , mais c'est pourtant contenu dans le travail de Barnett...  [...] quant à ce Barnett , j'ai tout de suite pensé à certaines musiques (Eric Vivier parlera plus loin de la musique ''occidentale'' née dans les années 50-60 avec Ligeti): regarde le en écoutant ça (ici Eric Vivier met un lien vers une musique que je n’ai évidemment pas pris la peine d’écouter puisque toute la quintessence de ce merveilleux chef-d’œuvre pictural est le fruit de mes entrailles et retentit déjà en moi comme une musique délicieuse…) ça va peut-être commencer à signifier quelque chose en toi... »

  En effet, ça signifie quelque chose en moi : ça me confirme qu’Éric Vivier fait bien partie de ces Don Quichotte de l’art. Cela dit, je n’ai pas cherché à l’humilier mais à démontrer comment des individus très intelligents comme lui peuvent tomber dans un  pareil état d’aberration à force d’une érudition mal employée, et je lui dirais volontiers et en toute sympathie ce que la servante de Don Quichotte s’écriait en pensant à ce dernier : « Que Satan et Barabbas emportent tous ces livres qui ont gâté le plus délicat entendement qui fût dans toute la Manche ».

 

18. mai, 2017

Tous les matériaux ayant contribué à l'élaboration du "Continuum de gris quant à l'incommensurabilité de l'Être".

13. mai, 2017

 

  Une des théories avancées pour justifier la peinture « abstraite » (non-figurative) serait que l’on veut atteindre par le seul jeu de taches ou d’aplats de couleurs dûment organisés mais ne représentant aucune figure, un but semblable à celui que vise la musique avec les notes. Les tenants de cette théorie font parfois appel à Nietzsche et l’on se demande pourquoi car on ne trouve rien d’évident dans ses propos pour nous conduire à cette interprétation.

  Si l’on peut effectivement  trouver des analogies entre la musique et la peinture, il faut être très prudent en poussant la comparaison — car, outre que la peinture et la musique n’ont pas le même médium et ne s’adressent pas aux mêmes sens, il semble bien de plus qu’ils ne procèdent pas du même instinct et, même, qu’ils procèdent de deux courants contraires et  visent des buts différents. Cette comparaison fallacieuse a été l’un des arguments spécieux de la peinture non-figurative. En définitive, il se pourrait bien que la peinture « abstraite » soit née, entre autres, d’une interprétation aberrante de la conception nietzschéenne de l’art, en voulant transmettre à la peinture (art apollinien) le rôle de la musique (art dionysiaque). Cette transposition artificielle, purement intellectuelle et contre nature ne peut aboutir qu’à un avortement aussi bien dans le sens de l’ « art apollinien » que dans celui de l’ « art dionysiaque ».

  Que nous dit Nietzsche ? Dionysos, à travers la musique, symbolise le tragique de l’existence, l’anéantissement de l’individu et de tous les phénomènes naturels (les formes mortelles), mais aussi l’éternité de la vie par-delà cet anéantissement permanent ; il nous révèle dans sa terrible sagesse l’illusion du « moi » individuel qui aspire à se fondre dans le « Moi » universel ; Apollon, au contraire, à travers les arts plastiques, détourne son regard de ce destin tragique en se plongeant dans la contemplation de la Nature qui est le grand Œuvre de la Vie : L’artiste apollinien imite la nature pour prolonger en nous la résonnance et la beauté des  phénomènes (les formes mortelles) qu’elle crées, renforçant ainsi notre défense contre la vérité tragique  révélée par Dionysos . « Nous avons l’art pour ne pas mourir de la vérité », il est « complément et accomplissement de l’existence » nous dit Nietzsche (cf. Naissance de la tragédie), mais le philosophe nous montre les deux façons radicalement opposées dont l’art nous empêche de « mourir de la vérité » : celle de la musique, art dionysiaque, qui nous parle de cette vérité tragique dissimulée derrière les phénomènes  et qui apporte en même temps une consolation métaphysique à cette révélation; et celle des arts plastiques, arts apolliniens, qui nous apporte cette consolation par la pure contemplation des phénomènes

  Il y a bien des analogies entre la musique et la peinture, et Ingres disait : « Si je pouvais vous rendre tous musiciens, vous y gagneriez comme peintres. Tout est en harmonie dans la nature : un peu trop, un peu moins dérange la gamme et fait une note fausse. Il faut arriver à chanter juste avec le crayon ou avec le pinceau aussi bien qu’avec la voix ; la justesse des formes est comme la justesse des sons. » Mais partir de ce genre de propos ou de ceux de  Nietzsche pour justifier un art plastique débarrassé de la mimésis (l’imitation de la nature) est  un non-sens — On notera, du reste, que Ingres parle bien de la justesse des formes et pas seulement de la justesse des couleurs — L’art plastique prôné par Nietzsche comme par Ingres c’est celui de la Grèce antique ou de Raphaël qui pose le voile du calme olympien  sur la terrible  lucidité de Dionysos (ce qui ne signifie pas évidemment qu’il faille imiter servilement les Grecs ou Raphaël, mais qu’il faut rester dans cet esprit — adapté à chaque époque — où la nature est sublimée par l’imitation figurative d’un artiste inspiré par une émotion authentique à son contact.

  Interprétons Nietzsche avec prudence, méditons mieux certains de ses propos, comme ceux-ci adressés à son siècle mais qui semblent bien pouvoir se transporter dans le nôtre : « Ce siècle où les arts comprennent que l’un d’eux peut produire  les effets des autres est peut-être la ruine des arts. Tous ces modernes sont des poètes qui ont voulu être peintres. Par exemple […] éveiller par la peinture des sentiments poétiques, voire des pressentiments « philosophique ». […] Quant aux peintres […] aucun n’est simplement peintre ; tous sont archéologues, psychologues, metteurs en scène de quelque souvenir ou de quelque théorie. Ils prennent plaisir à notre érudition, à notre philosophie. Ils sont comme nous  pleins et trop pleins d’idées générales. Ils n’aiment pas une forme pour ce qu’elle est, mais pour ce qu’elle exprime. Ils sont les fils d’une génération savante, tourmentée et réfléchie, à mille lieues des vieux maîtres qui ne lisaient pas et ne pensaient qu’à donner une fête à leurs yeux» (cf. « La Volonté de puissance »).

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