Le parc des Bonshommes (l'Isle-Adam)

La prairie avec les cyprès (huile sur toile, 46 X 38 cm, 1959)

 

« Les plus beaux sujets se trouvent devant vous : ce sont ceux que vous connaissez le mieux. » (Auguste Rodin)

 

 

  A partir de 1959 et pendant une dizaine d'années, dès que Léon Gard peut s'évader de son atelier de restauration, il court se réfugier dans le parc des Bonshommes en forêt de l'Isle-Adam, où il peint, dans une manière large, des toiles sur des thèmes de toujours, aussi simples à concevoir qu'ardus à réaliser : la vie des étangs, les caprices de la lumière et du vent sur les feuillages et sur les ciels, l'évolution des saisons, etc. Ce sont des instantanés, un effet de lumière, un coup de soleil fugitif derrière un arbre, sur un étang ou sur une prairie, que des décennies d'observation amoureuse de la nature lui ont permis  de saisir en des esquisses vibrantes.

Les grands peintres

L'étang avec l'îlot (huile sur toile, 116 X 92 cm, 1959)

Les grands peintres de la fin du XIX° siècle ayant été baptisés du sobriquet malveillant d’ « impressionnistes » par un sot, ce nom d’ « Impressionnistes » les a suivi dans la gloire, a été adopté ensuite par les gens les plus sérieux. Pourtant ce sobriquet, qui a tourné en nom véritable, est écœurant à la fin et, pour tout dire, déshonorant car il a donné droit de cité à d’autres mouvements en « isme » indignes de Claude Monet, Manet ou Renoir, mouvement où l’inférieur cherche toujours par un truc (l’«isme ») à s’égaler au supérieur. Laissons les «ismes »aux médiocres, appelons un chat un chat et les grands peintres des grands peintres. (L.G.)

La petite maison rose du jardinier (huile sur carton, 46 X 33 cm, 1959)

"  Le vulgaire ne comprend rien à un résumé hardi qui passe rapidement sur les détails inutiles pour ne s’attacher qu’à la vérité de l’ensemble.(Auguste Rodin)"

Arbre à contre-jour, effet de lumiere (huile sur carton, 46 X 38 cm, l'Isle-Adam,1960)

 «  Les maîtres sont ceux qui regardent avec leurs propres yeux ce que tout le monde a vu et qui savent apercevoir la beauté de ce qui est trop habituel pour les autres esprits. » (Auguste Rodin)

Etang (huile sur carton, 46 X 33 cm, l'Isle-Adam, 1963)

  "Que la Nature soit votre unique déesse. Ayez en elle une foi absolue. Soyez certains qu’elle n’est jamais laide et bornez votre ambition à lui être fidèles." (Auguste Rodin)

Sous-bois aux marronniers ( 46 X 38 cm, début d'hiver, 1963)

  "Tout est beau pour l’artiste, car en tout être et en toute chose, son regard pénétrant découvre le caractère, c’est-à-dire la vérité intérieure qui transparaît sous la forme. Et cette vérité, c’est la beauté même. Étudiez religieusement : vous ne pourrez manquer de trouver la beauté, parce que vous rencontrerez la vérité." (Auguste Rodin)

L'arbre bleu (huile sur carton, 33 X 24 cm, parc des Bonshommes 1965)

  "Soyez profondément, farouchement véridiques. N’hésitez jamais à exprimer ce que vous sentez, même quand vous vous trouvez en opposition avec les idées reçues. Peut-être ne serez-vous pas compris tout d’abord. Mais votre isolement sera de courte durée. Des amis viendront bientôt à vous : car ce qui est profondément vrai pour un homme l’est pour tous. Pourtant pas de grimaces, pas de contorsions pour attirer le public. De la simplicité, de la naïveté !" (Auguste Rodin)

Arbres dans la prairie, été (huile sur carton, 1965)

"L’artiste n’aperçoit pas la Nature comme elle apparaît au vulgaire, puisque son émotion lui révèle les vérités intérieures sous les apparences." (Auguste Rodin cité par Gsell)

 

L'allée des marronniers en été ( huile sur carton, 46 X 35 cm, 1965)

  "Mais enfin le seul principe en art est de copier ce que l’on voit. N’en déplaise aux marchands d’esthétique, toute autre méthode est funeste. Il n’y a point de recette pour embellir la Nature." (idem)

Arbre et buissons à l'automne (huile sur carton, 41 X 33 cm parc des Bonshommes, 1966)

 

"Il ne s’agit que de voir."(idem)

Le chemin vers la remise (huile sur carton, 41 X 33 cm, Parc des Bonshommes, 1966)

"Je n'ai fait que regarder ce que m'a donné l'univers, pour en rendre témoignage avec mon pinceau. N'est-ce donc rien ? Votre faute est de vouloir réduire le monde à votre mesure, tandis que, croissant votre connaissance des choses, accru se trouvera votre connaissance de vous-même. Aidons nous les uns les autres à mieux regarder." (Claude Monet à Georges Clémenceau)

Arbre et effet bleuté (huile sur carton, 46 X 38 cm)

"Originalité" est un mot vide, un mot de bavard et d'ignorant qui a perdu bien des élèves et des artistes" (Rodin)

Crépuscule dans le parc (huile sur carton, 46 X 31 cm, 1966)

"Tout ce qui s'éloignera de la nature et de la vérité n'abusera pas longtemps les hommes." (Antoine Coypel)

Sentier et mare en sous-bois (huile sur carton, 41 X 33 cm, 1967)

"Trois coups de pinceau d'après nature valent mieux que deux jours de travail au chevalet." (Eugène Boudin)

Au bord de l'étang (huile sur carton , 46 X 38 cm, 1967)

Coup de soleil sur la prairie et château, 41 X cm, 1967)

 

Le chateau des Bonshommes, où Léon Gard logeait l'espace d'un week end. Balzac, dit-on, y fit séjour et y écrivit La Maison du chat qui pelote.

L'allée des marronniers à l'automne (huile sur carton, 46 X 38 cm, 1967)

Chemin à l'orée du bois (huile sur carton, 46 X 38 cm, 1968)

Effet d'automne (huile sur carton, 41 X 33 cm)